Le top 5 des meilleurs pays sans flat tax sur dividendes

Pour les entrepreneurs, investisseurs et chefs d'entreprise, la fiscalité sur les dividendes représente un enjeu majeur dans l'optimisation de leur patrimoine. Alors que la France impose une flat tax de 30% sur les revenus du capital (PFU : Prélèvement Forfaitaire Unique), certains pays offrent des conditions bien plus avantageuses, allant jusqu'à une imposition zéro sur les dividendes. Découvrez notre sélection du top 5 des meilleurs pays sans flat tax sur les dividendes.
Comprendre la flat tax sur les dividendes : le système français en contexte
La flat tax française : un prélèvement unique de 30%
Depuis 2018, la France a instauré le Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU), communément appelé «flat tax», qui s'applique par défaut à l'ensemble des revenus du capital, incluant les dividendes. Ce taux global de 30% se décompose en deux parties :
- 12,8 % au titre de l'impôt sur le revenu
- 17,2 % au titre des prélèvements sociaux (CSG, CRDS, prélèvement de solidarité)
Exemple concret : Un entrepreneur qui se verse 100.000 € de dividendes annuels paiera 30 000 € d'impôts et cotisations, ne conservant que 70.000 € nets.
Les contribuables peuvent opter pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu (avec abattement de 40 %), mais cette option n'est avantageuse que pour les Tranche Marginale d'Imposition (TMI) inférieures à 30 %.
Comparaison internationale : la France parmi les plus taxées
Sur le plan international, la France se positionne dans le haut du classement des pays les plus taxant les dividendes :
- France : 30 %
- Allemagne : environ 26 % (incluant la surtaxe de solidarité)
- Italie : 26 %
- Espagne : 19 à 28 % (progressif selon montants)
- Belgique : 30 % (retenue à la source)
Cette fiscalité élevée pousse de nombreux entrepreneurs et investisseurs à explorer des alternatives internationales plus attractives.
Notre top 5 des pays sans (ou presque) flat tax sur les dividendes

1. Andorre : 0 % d'imposition sur les dividendes
L'Andorre s'impose comme la destination européenne privilégiée pour les entrepreneurs francophones recherchant une fiscalité ultra-compétitive. Cette principauté des Pyrénées offre une exonération totale sur les dividendes distribués par les sociétés andorranes.
Structure fiscale andorrane :
- Impôt sur les sociétés : 10% maximum (peut descendre à 2 % pour certaines activités innovantes)
- Dividendes distribués aux actionnaires résidents : 0% d'imposition
- IRPF (Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques) : 0% jusqu'à 24 000 €, puis 5% jusqu'à 40 000 €, et 10% au-delà
- IGI (équivalent TVA) : 4,5%
Procédure de demande : étapes et délais
Exemple d'optimisation : Une société andorrane réalisant 200.000 € de bénéfices paiera 20.000 € d'impôt sur les sociétés (10 %). Les 180.000 € restants peuvent être distribués en dividendes sans aucune taxation supplémentaire pour l'actionnaire résident.
Économie par rapport à la France : Sur 180.000 € de dividendes, l'économie est de 54.000 € par an (180.000 € × 30%).
Conditions d'accès :
- Résidence active : Création d'une société en Andorre + résidence de 183 jours/an + caution de 50 000 €
- Résidence passive : Investissement de 600 000 € + caution de 47.500 € + résidence de 90 jours/an
Avantages supplémentaires :
- Qualité de vie exceptionnelle (300 jours de soleil, stations de ski)
- Pays le plus sûr au monde (classement 2024)
- Système de santé efficace (CASS)
- Éducation trilingue (catalan, français, espagnol)
- Proximité avec la France et l'Espagne
Inconvénients :
- Marché immobilier tendu (prix élevés)
- Petit territoire (84 000 habitants)
- Accès géographique en montagne (pneus hiver obligatoires)
2. Émirats Arabes Unis (Dubaï) : 0 % d'imposition personnelle
Taux d'imposition des dividendes : 0 %
Les Émirats Arabes Unis, et particulièrement Dubaï, constituent une destination phare pour les entrepreneurs internationaux. Depuis des décennies, cette juridiction offre une fiscalité personnelle nulle.
Structure fiscale émiratie :
- Impôt sur le revenu des personnes physiques : 0 % (résidents et Émiratis)
- Dividendes : 0 % d'imposition pour les résidents fiscaux
- Plus-values : 0 %
- Impôt sur les sociétés : 9 % sur les bénéfices excédant 375 000 AED (~92 000 €) depuis juin 2023
- Pas d'impôt sur la fortune ni de droits de succession
Points clés :
- Les dividendes versés par une société émiratie à un résident fiscal des EAU ne subissent aucune imposition
- Les dividendes reçus de l'étranger ne sont pas non plus imposés pour les résidents fiscaux
- La convention fiscale France-EAU permet d'éviter la double imposition
Conditions d'accès :
- Visa de résidence (investor visa, employment visa, golden visa)
- Résidence fiscale : obtention d'un Certificat de Résidence Fiscale (TRC) après séjour effectif
Avantages :
- Hub économique international
- Infrastructures ultramodernes
- Pas d'impôt sur le revenu personnel
- Environnement business dynamique
- Climat chaud toute l'année
Inconvénients :
- Climat extrême (chaleur intense en été)
- Coût de la vie élevé à Dubaï
- Éloignement géographique de l'Europe
- Culture et mode de vie différents
3. Singapour : 0 % sur les dividendes grâce au système moniste
Taux d'imposition des dividendes : 0 %
Singapour applique un système fiscal dit « moniste » ou « one-tier system » : les bénéfices des sociétés sont taxés une seule fois au niveau de l'entreprise (entre 0 % et 17 % selon les exemptions), puis les dividendes distribués aux actionnaires sont totalement exonérés d'impôt.
Structure fiscale singapourienne :
- Impôt sur les sociétés : taux nominal de 17 %, avec exemptions substantielles pour les PME (première tranche à 0-8,5 %)
- Dividendes distribués : 0 % d'imposition (système moniste)
- Plus-values : 0 %
- Pas d'impôt sur les successions ni sur les donations
Exemples d'exemptions pour PME :
- 75 % d'exemption sur les premiers 10 000 SGD (~6 800 €)
- 50 % d'exemption sur les 190 000 SGD suivants (~130 000 €)
Conditions d'accès :
- Visa de travail (Employment Pass pour professionnels qualifiés)
- Entrepreneur Pass (pour créateurs d'entreprise innovante)
- Investor visa (investissement minimum de 2,5 millions SGD, ~1,7 M€)
Avantages :
- Hub financier et technologique majeur d'Asie
- Système juridique fiable (Common Law)
- Infrastructures de classe mondiale
- Multilingue (anglais langue officielle)
- Stabilité politique et sécurité
Inconvénients :
- Coût de la vie très élevé
- Marché immobilier extrêmement cher
- Climat tropical humide
- Éloignement géographique de l'Europe et des Amériques
4. Hong Kong : 0 % sur les dividendes locaux
Taux d'imposition des dividendes : 0 %
Hong Kong applique un système fiscal territorial : seuls les revenus générés sur le territoire sont imposés. Les dividendes reçus de sociétés hongkongaises sont totalement exonérés d'impôt, qu'ils soient perçus par des résidents ou des non-résidents.
Structure fiscale hongkongaise :
- Impôt sur les sociétés : 16,5 % (8,25 % sur les premiers 2 millions HKD, ~230 000 €)
- Dividendes de source hongkongaise : 0 %
- Plus-values : 0 %
- Impôt sur le revenu des personnes physiques : progressif de 2 % à 17 % (avec exemptions importantes)
Principe de territorialité : Seuls les revenus de source hongkongaise sont imposables. Les dividendes reçus de l'étranger ne sont généralement pas imposés.
Conditions d'accès :
- Visa de travail (employment visa)
- Investor visa (investissement dans une entreprise locale)
- Capital Investment Entrant Scheme (CIES) : investissement de 30 millions HKD (~3,5 M€)
Avantages :
- Centre financier majeur d'Asie
- Pas d'impôt sur les dividendes ni les plus-values
- Système juridique stable (Common Law)
- Porte d'entrée vers la Chine continentale
Inconvénients :
- Climat subtropical chaud et humide
- Incertitudes politiques liées à la Chine
- Coût de la vie parmi les plus élevés au monde
- Marché immobilier exorbitant
5. Suisse : "participation exemption" pour holdings (quasi 0 %)
Taux d'imposition des dividendes : 0 % à 8 % selon cantons et structuration
La Suisse propose un système fiscal sophistiqué permettant, sous certaines conditions, d'obtenir une quasi-exonération sur les dividendes grâce au régime de « participation exemption » (réduction pour participation).
Mécanisme de la participation exemption :
Pour bénéficier de cette exemption, deux conditions cumulatives ou alternatives :
- Détention d'au moins 10 % du capital de la société distributrice
- OU participation d'une valeur d'au moins 1 million CHF (~1,05 M€)
Si ces conditions sont remplies, les dividendes sont exonérés à hauteur de 70 % à 100 % selon les cantons au niveau cantonal et communal, et partiellement au niveau fédéral.
Structure fiscale suisse :
- Impôt fédéral sur les dividendes : environ 8 % après participation exemption
- Impôt cantonal : variable selon canton (0 % à 8 % après exemption)
- Taux effectif total : entre 0 % et 13 % selon canton et structuration
Cantons les plus avantageux :
- Zoug (Zug) : l'un des plus attractifs fiscalement
- Schwytz : fiscalité très compétitive
- Nidwald : également très favorable
Impôt anticipé : La Suisse prélève un impôt anticipé de 35 % sur les dividendes, mais les résidents fiscaux suisses peuvent le récupérer intégralement via leur déclaration d'impôt.
Conditions d'accès :
- Permis de travail (permis B, permis L)
- Entrepreneur/Indépendant (création d'entreprise)
- Permis C (résidence permanente après 5-10 ans)
- Forfait fiscal (lump sum taxation) pour grandes fortunes
Avantages :
- Stabilité politique et économique
- Qualité de vie exceptionnelle
- Système bancaire réputé
- Proximité géographique de la France
- Fiscalité optimisable via structuration holding
Inconvénients :
- Coût de la vie parmi les plus élevés au monde
- Procédures administratives strictes
- Nécessité de détenir au moins 10 % de participation
- Complexité fiscale (fédéral + cantonal + communal)
Mentions honorables : autres destinations attractives
Monaco : 0 % pour les non-Français
Monaco n'impose aucun impôt sur le revenu des personnes physiques, à l'exception des ressortissants français (convention fiscale France-Monaco de 1963). Les dividendes sont donc exonérés pour tous les résidents non-Français.
Conditions : Investissement immobilier ou locatif conséquent (plusieurs millions d'euros), dépôt bancaire minimum, revenus suffisants.

Bahamas : 0 % d'imposition
Les Bahamas ne prélèvent aucun impôt sur le revenu des personnes physiques, les dividendes, les plus-values ni les successions. Le pays est financé par les taxes sur la consommation et le tourisme.
Inconvénients : Éloignement géographique, risques naturels (ouragans), coût de la vie élevé, réputation de paradis fiscal.
Bahreïn : 0 % sur les revenus
Cet État du Golfe Persique n'impose aucun impôt sur le revenu des personnes physiques, les dividendes ou les plus-values. Les revenus proviennent essentiellement du pétrole.
Tableau comparatif des 5 meilleures destinations
| Pays | Impôt dividendes | Impôt sociétés | Accès géographique | Coût de la vie | Qualité de vie |
| Andorre | 0% | 10% max | Europe | Moyen | Excellente |
| EAU (Dubaï) | 0% | 9% (>92k€) | Moyen-Orient | Élevé | Très bonne |
| Singapour | 0 % | 17 % (avec exemptions) | Asie | Très élevé | Excellente |
| Hong Kong | 0 % | 16,5 % | Asie | Très élevé | Bonne |
| Suisse | 0-13 % | 12-21 % | Europe | Très élevé | Excellente |
Critères de choix : quelle destination pour quel profil ?
Pour les entrepreneurs francophones : Andorre en tête
Profil idéal : Entrepreneur digital, consultant, e-commerçant, investisseur souhaitant rester en Europe.
Pourquoi Andorre ?
- Proximité géographique (3h de Toulouse, 2h de Barcelone)
- Francophonie (système éducatif français disponible)
- Coût de l'expatriation raisonnable (50 000 € de caution récupérable)
- Qualité de vie montagnarde exceptionnelle
- Fiscalité globale très avantageuse (IS 10 %, dividendes 0 %, IRPF 0-10 %)
Économie annuelle : Pour un entrepreneur se versant 150 000 € de dividendes, l'économie par rapport à la France est de 45 000 € par an.
Pour les gros patrimoines : Dubaï ou Singapour
Profil idéal : Investisseurs fortunés, holdings familiales, trading/finance.
Dubaï : Accès plus facile, golden visa disponible, environnement business international, mais climat extrême et éloignement.
Singapour : Hub technologique et financier, anglophone, très structuré, mais extrêmement cher et procédures strictes.
Pour les holdings complexes : Suisse
Profil idéal : Structures patrimoniales sophistiquées, participations supérieures à 10 %, fortunes établies.
Pourquoi la Suisse ?
- Participation exemption (quasi-exonération sur dividendes qualifiés)
- Stabilité juridique et bancaire
- Proximité Europe
- Forfait fiscal pour très gros patrimoines
Condition : Nécessite une structuration holding et des participations qualifiées (?10 % ou ?1 M CHF).

Les pièges à éviter dans l'expatriation fiscale
La résidence fiscale : condition sine qua non
Pour bénéficier de l'exonération sur les dividendes, il est impératif d'être résident fiscal du pays d'accueil. Cela implique :
- Résidence effective : vivre physiquement dans le pays un nombre minimum de jours (183 jours en Andorre, 90 jours à Dubaï pour le TRC)
- Centre des intérêts vitaux : famille, logement principal, activité économique dans le pays
Rupture avec la France : éviter le risque de double résidence fiscale
Risque majeur : Rester résident fiscal français tout en prétendant être expatrié expose à un redressement fiscal massif.
Les conventions fiscales internationales
Les conventions fiscales entre pays déterminent quel État a le droit d'imposer les revenus. La convention France-Andorre, par exemple, attribue l'imposition des dividendes au pays de résidence du bénéficiaire.
Points d'attention :
- Vérifier l'existence d'une convention entre la France et le pays d'accueil
- Comprendre les clauses anti-abus (substance économique requise)
- Anticiper les retenues à la source sur dividendes français versés à l'étranger
L'exit tax française : la taxe de sortie
La France applique une exit tax (taxe de sortie) lors du transfert de résidence fiscale à l'étranger. Elle porte sur les plus-values latentes de participations supérieures à 800.00 € ou représentant plus de 50% d'une société.
Taux : 30 % (flat tax) sur les plus-values non réalisées.
Possibilité de sursis : L'exit tax peut être suspendue si vous vous installez dans l'UE/EEE (Suisse incluse via accord), avec paiement étalé ou annulation sous conditions.
Solution : Anticiper l'expatriation et optimiser la structuration patrimoniale en amont.
Optimisation patrimoniale : combiner holding et expatriation
La stratégie holding + expatriation
De nombreux entrepreneurs combinent la création d'une holding patrimoniale en France avec une expatriation fiscale pour optimiser leur situation.
Mécanisme :
- Phase française : Création d'une holding détenant les participations dans les sociétés opérationnelles

- Remontée de dividendes : Les filiales versent des dividendes à la holding (exonérés à 95 % via régime mère-fille)
- Expatriation : Transfer de résidence fiscale vers un pays à 0 % sur dividendes
- Distribution finale : La holding verse les dividendes accumulés à l'expatrié, imposés à 0 % dans le pays d'accueil
Avantage : Différer la distribution de dividendes jusqu'à l'expatriation effective, évitant ainsi la flat tax de 30 %.
Précaution : Cette stratégie doit être mise en œuvre dans le respect des règles anti-abus et nécessite un accompagnement juridique et fiscal spécialisé.

Conclusion : choisir en fonction de son projet de vie
Le choix d'une destination sans flat tax sur les dividendes ne doit pas se limiter à un simple calcul fiscal. Il s'agit d'un véritable projet de vie intégrant qualité de vie, opportunités professionnelles, environnement familial et stabilité juridique.
Points essentiels à retenir :
- Andorre : Destination idéale pour Français et Européens, proximité, qualité de vie, 0 % sur dividendes
- Dubaï : Hub international, 0 % d'impôt personnel, mais climat et éloignement
- Singapour : Excellence asiatique, 0 % sur dividendes, mais coût de la vie extrême
- Hong Kong : 0 % sur dividendes locaux, mais incertitudes politiques
- Suisse : Sophistication fiscale, participation exemption, mais complexité et coût élevé
Comparaison avec la France : Sur 200 000 € de dividendes annuels, l'économie fiscale en Andorre est de 60 000 € par an, soit 600 000 € sur 10 ans. Un gain patrimonial considérable qui justifie pleinement une réflexion approfondie.
L'expatriation fiscale est une décision stratégique majeure qui nécessite une préparation rigoureuse, un accompagnement professionnel et une vision à long terme. Mais pour les entrepreneurs ambitieux, elle représente une opportunité unique de protéger et développer leur patrimoine dans un cadre fiscal optimal.
« Pour concrétiser un désir de départ, il faut avoir la certitude d'une arrivée réussie. » Virginie Hergel, fondatrice de Setup Andorra
Setup Andorra accompagne les entrepreneurs dans leur projet d'expatriation fiscale en Andorre. De la création d'entreprise à l'obtention de la résidence active, en passant par l'optimisation fiscale et l'ouverture de comptes bancaires, nos experts vous guident à chaque étape de votre installation.
Vous souhaitez optimiser votre fiscalité sur les dividendes ? Contactez-nous pour une consultation gratuite ! Nous analyserons votre situation personnelle et vous conseillerons sur la meilleure stratégie d'expatriation adaptée à votre profil.
Découvrez également nos autres ressources :
